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Édito - Par Gérard Anthéaume

Wise

 

L’édition 2011 du Sommet Mondial pour l’Innovation dans l’éducation (World Innovation Summit for Education – WISE) s’est tenue à Doha, Qatar, du 1er au 3 novembre. Trois jours de débats et d’échanges autour du thème « Sociétés en mouvement, éducation en mouvement ». Ce sommet aura été l’occasion d’analyser les facteurs de succès de l’innovation et de dégager quelques-unes des grandes perspectives d’avenir pour l’éducation. Les 1300 délégués venus du monde entier ont échangé idées, pratiques et expériences de terrain. Il en ressort que la collaboration entre secteurs est un élément critique pour réformer et améliorer les systèmes éducatifs et par là-même contribuer au développement et à la prospérité des peuples.

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Numéro 6 (date de parution : 7 juillet 2010) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jean-Philippe Elie   
Mardi, 06 Juillet 2010 09:05

Édito - Par Jean-Philippe Élie, rédacteur en chef

Quand cynisme éducatif rime avec austérité budgétaire...

En mai dernier, le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel a fait parvenir aux recteurs d’académie un document (consultable sur notre site Web) comprenant 13 mesures à mettre en place d’ici trois ans. Objectif ouvertement affiché par le ministère : supprimer dès l’année prochaine 16 000 nouveaux postes et augmenter le nombre d’élèves par classe.

Afin de justifier cette mesure – qui n’a pas manqué de provoquer un tollé général –, le ministère affirme que « hors cas ou situations spéciques, les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves et que les très petites écoles ne s’avèrent plus toujours performantes. […] L’augmentation de la taille des classes peut donc être globalement envisagée sans dégradation des résultats des élèves ». Oui, mais voilà, dans une étude de 2006 commandée par la Direction de l’évaluation et de la prospective du… ministère de l’Éducation nationale, les chercheurs Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire ont démontré que la réduction des effectifs dans une classe entraînait une amélioration notable de la moyenne des élèves, notamment en ZEP. Il est ainsi affirmé qu’une « réduction supplémentaire de cinq élèves des tailles de classe en ZEP (à moyens constants) conduirait à une réduction supplémentaire de 46 % de l’inégalité de réussite scolaire ». À l’époque, le ministère avait prudemment répondu que « les résultats de cette étude n’engagent que leurs auteurs, et ne sauraient en aucun cas engager la DEP ». Faut-il rappeler que le ministre d’alors, Gilles de Robien, était membre de la majorité politique actuelle ? Ceci explique sans doute cela…

♦ News du mois

Internats d'excellence (par José Roda)

Bilan positif au terme d’une année scolaire

♦ Interview

Entretien avec Véronique Bouzou (propos recueillis par José Roda)

Professeure de français en région parisienne et auteure entre autres de Ces profs qu’on assassine (éditions Gawsewitch), Véronique Bouzou est très impliquée dans la lutte contre la dégradation du métier d’enseignant. Elle témoigne aujourd’hui sur le climat de tension qui règne dans les établissements scolaires.

♦ Débat

Faut-il "payer" les élèves pour lutter contre l'absentéisme ? (par Jeanne Iouchka)

Depuis la rentrée 2009, l’académie de Créteil expérimente un système de « cagnotte » pour faire revenir les absentéistes. Six classes de trois lycées professionnels devaient recevoir en fin d’année une dotation, évolutive en fonction de l’assiduité des élèves, pour financer un projet collectif (voyage, permis de conduire, etc.). Versée par le haut commissaire à la jeunesse, elle s’élève à 2 000 euros et peut monter jusqu’à 10 000 euros. Conscient du « choc culturel » créé par cette initiative, Martin Hirsch a parié sur son efficacité.

♦ Chronique

Les compétences, une chance pour l'école ! (par Jean-Michel Zakhartchouk)

L’évaluation des compétences, l’approche par les compétences : une lourdeur inutile, un danger pour la culture et la transmission des connaissances ou, au contraire, une chance pour l’école, puisqu’il s’agit de prendre vraiment les savoirs au sérieux et de leur donner du sens ? Un militant pédagogique prend parti et répond aux objections, souvent abstraites ou idéologiques.

♦ En couverture

Finlande : le modèle éducatif idéal ? (par Estelle Levresse)

Horaires réduits, absence d’examens jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire, redoublement inexistant, taux de réussite impressionnant aux évaluations internationales… Éducation Magazine a voulu en savoir plus sur le modèle éducatif finlandais. Reportage dans la région d’Helsinki.

♦ Dossier

Réviser pendant les vacances d’été, est-ce bien raisonnable ? (par Florence Mottot)

Chaque année, plus de 5 millions de cahiers de vacances sont vendus dans les grandes surfaces et les librairies. Et les petites annonces proposant des cours d’été sont légion… Mais, au final, est-ce bien utile ? Les deux mois d’été doivent-ils être synonymes de repos total pour les élèves ou bien faut-il les consacrer à préparer la rentrée ? Et qui doit prendre en charge ces activités : les familles ? des organismes privés ? ou bien l’État lui-même, dans un souci d’égalité des chances ?

♦ Cahier central (spécial enseignants)

Comment sont notés les élèves ? (par Coralie Bach)

La notation est un exercice difficile qui laisse une place importante à la subjectivité. Et même si les écarts peuvent être limités, il est impossible de les éliminer totalement.

♦ Cahier central (spécial enseignants)

La semaine de 4 jours sur la sellette (par Laëtitia Coly)

Dans un rapport de l’Académie nationale de médecine datant de janvier 2010, le professeur et chronobiologiste Yvan Touitou a remis en cause la semaine de quatre jours. Confronté à la polémique, le ministre de l’Éducation Luc Chatel a lancé en juin dernier la Conférence nationale sur les rythmes scolaires. Une vingtaine d’experts vont plancher pendant un an sur le sujet…

♦ Cahier central (spécial enseignants)

Les médiateurs au service des enseignants (par Coralie Bach)

Les médiateurs aident les parents et les professeurs à résoudre les litiges qui les opposent aux services de l’Éducation nationale. Sur la base des réclamations reçues, le médiateur national émet différentes propositions visant à améliorer le fonctionnement du système d’enseignement.

♦ Santé

Tuer n'est pas jouer ! (par Stéphanie Zeitoun)

Les enfants sont inventifs, mais lorsqu’ils mettent leur talent au service des jeux dangereux, cela dépasse l’imagination ! Qu’il s’agisse d’éprouver des sensations proches de la suffocation, de relever des défis potentiellement mortels ou de passer à tabac le perdant d’un jeu stupide, la peur est au coeur de leur amusement. Comment savoir si votre ado participe à ces actes répréhensibles qui menacent sa propre vie ? Les pédopsychiatres tirent la sonnette d’alarme et nous aident à mieux appréhender ce phénomène qui prend de l’ampleur.

♦ Santé

Le coaching des ados (par Hélène Mathieu-Venard)

L’adolescence constitue dans la majeure partie des cas un véritable enjeu sur le plan éducatif et sur l’épanouissement personnel de votre enfant. Il s’agit d’années clés. Par conséquent, si vous le jugez utile ou si votre ado en fait la demande,  n’hésitez pas à lui offrir quelques séances de coaching, vous réaliserez un investissement plus sûr qu’un renouvellement de garde-robe !

♦ Santé

Quand l'école devient souffrance (par Anne Lanchon)

Les troubles scolaires anxieux sont en augmentation chez les adolescents. Ils perturbent leur scolarité, déstabilisent leurs parents, mais ne sont pas suffisamment pris en compte par l’Éducation nationale.

♦ Technologie

Oubliez le tableau noir et la craie ! (par Jean-Philippe Bay)

Alors que ses détracteurs sont de moins en moins nombreux et ses utilisateurs toujours plus accros, le tableau numérique interactif s’impose sur le plan pédagogique. Qu’apporte-t-il réellement aux enseignants et aux élèves ? Petit tour d’horizon.

♦ Pratique

Les inspecteurs généraux de l'Éducation nationale (par Coralie Bach)

Peu connus du grand public, les inspecteurs généraux jouent pourtant un rôle de premier plan dans le contrôle et l’évaluation du système d’enseignement. Ils conseillent le ministre de l’Éducation nationale et accompagnent, notamment, la mise en oeuvre des réformes.

♦ Pratique

Mes parents sont mes profs !  (par Frédéric Sécher)

Si la loi Ferry du 28 mars 1882 rend l’instruction obligatoire, celle-ci peut s’inscrire hors du cadre normalisé de l’école républicaine. En effet, plus de 13 500 enfants sont concernés par l’instruction dans la famille, dont environ 3 000 reçoivent un
enseignement à domicile en dehors de tout cadre réglementé.

♦ Orientation

Comment devenir astrophysicien ? (par Marie Da Silva et Bénédicte Nadaud)

Observer la voûte céleste, scruter les étoiles, comprendre l’univers… Le métier d’astrophysicien est avant tout réservé à des passionnés, prêts à entreprendre un parcours de longue haleine pour entrouvrir les portes du ciel.

♦ Orientation

Interview de Hubert Reeves (propos recueillis par Bénédicte Nadaud)

Connu pour ses interventions claires et captivantes, Hubert Reeves a su donner accès à la science des astres au grand public. Astrophysicien, auteur, enseignant et conférencier, il est doué d’un grand sens pédagogique et intéresse facilement petits et grands sur des sujets réputés difficiles. Pour Éducation Magazine, il revient sur son parcours et sa vision du métier de scientifique.

Les programmes sont élaborés par un groupe d’experts
(universitaires, formateurs en IUFM, inspecteurs de l’Éducation
nationale, etc.), puis présentés au Conseil supérieur de l’éducation
(CSE), lequel émet un avis consultatif. Les textes sont  nalement
validés par le ministre de l’Éducation nationale (après consultation
éventuelle du Haut Conseil de l’éducation) et publiés au Bulletin
o ciel. Ce système bien rodé a pour principal avantage de garantir
la pluralité des avis et des opinions, le CSE étant par exemple
composé d’enseignants, de parents d’élèves, d’étudiants, de
lycéens et de représentants des collectivités territoriales. Ce bel
ordonnancement a malheureusement été mis à mal récemment
par les politiques. Comme le rappellent nos confrères de Télé Obs
et du Canard enchaîné, Henri Guaino – conseiller
spécial du Président Sarkozy – a a rmé sur France
5 (dans l’émission C Politique du 25 octobre dernier)
que les programmes ne devaient plus être traités par
des spécialistes de l’Éducation nationale, mais
par l’Assemblée et l’Élysée ! Cette suggestion
n’a pas tardé à être mise en application : la
récente réforme du programme d’économie en
classe de seconde a ainsi fait passer à la trappe des
sujets essentiels et sensibles comme le chômage, les
inégalités sociales, etc. A priori suite à des consignes
venues des plus hautes sphères de l’État… Certains me
répondront que l’initiation aux sciences économiques
et sociales est optionnelle en seconde et qu’il n’y a donc pas matière
à polémiquer. En fait, il y a fort à craindre que ce type de dérive
idéologique ne se reproduise dans le futur, notamment en ce qui
concerne les programmes d’histoire !
Mise à jour le Jeudi, 09 Septembre 2010 13:47
 

Commentaires  

 
0 #3 amelie 11-10-2011 11:34
Bravo!!
je vous remercie pour l'article cela m'aide vraiment en tant que parent.
bonne continuation et bon courage.
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+1 #2 coinde cécilia 27-07-2010 13:59
Maman d'un petit garçon de 8ans en rupture avec l'école, je vous remercie d'avoir écrit un si bon article, près de la réalité c'est si rare !
Bravo
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0 #1 viviane chelli 21-07-2010 09:26
Bravo pour la liberté de ton, tous les articles sont excellents!
J'ai lu avec intérêt celui qui concerne la phobie scolaire et, pour une fois, tous les points de vue sont abordés: celui des jeunes, celui des parents, des médecins, des enseignants. Enfin, on pointe du doigt la résistance de ces derniers face à une maladie qui dérange...
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